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Lu Ailleurs : les femmes handicapées, victimes invisibles des violences sexuelles

L’électrochoc provoqué par l’affaire Weinstein a poussé les médias à donner la parole aux femmes victimes de harcèlement et de violences sexuelles. Les Inrocks s’est penché sur le cas des femmes en situation de handicap, invsibles car étant au carrefour des discriminations.

Comme tous les témoignages diffusés depuis l’affaire Weinstein, les paroles des femmes interrogées font froid dans le dos. L’article s’ouvre d’ailleurs sur ce constat glaçant :

Près d’une femme en situation de handicap sur trois est victime de violences sexuelles. Lorsque leur handicap est psychique, elles sont près de 90 % à avoir subi de tels actes. A part quelques associations et praticiens engagés, ces viols massifs se déroulent dans une invisibilité générale.

Mais si certaines femmes ont réussi à s’exprimer sur le sujet suite à la vague de hashtags #MeToo et #balancetonporc, bon nombre de victimes de violences sexuelles ne parviennent toujours pas à mettre les mots sur leur souffrance. Chez les femmes en situation de handicap, le « déclic de la parole » n’a pas forcément eu lieu. Peut-être ne se reconnaissent-elles tout simplement pas dans les témoignages de ces autres femmes, valides, pour qui le rapport au corps et à l’autre semble différent du leur.

D’autant que le double paradigme de domination homme-femme et valide-handicapé s’accompagne parfois d’un rapport soignant-patient (et dans ce cas, l’affaire sera davantage affichée comme un fait divers sordide, plutôt que comme un phénomène social). Et dans une société qui écarte pudiquement la question de la sexualité des personnes en situation de handicap en général, il difficile de s’exprimer sereinement sur la question.

Ces femmes invisibles, visées à cause de leur sexe mais aussi de leur handicap, souffrent d’une double discrimination tenace que peu d’acteurs, institutionnels ou associatifs, sont à peine de comprendre :

En France précisément, aucune étude spécifique n’a été menée pour mesurer ces violences. Maudy Piot, présidente de la seule association venant en aide sur ces questions aux femmes en situation de handicap (tous handicaps confondus), Femmes pour le dire, Femmes pour agir (FDFA) avance la statistique de quatre femmes handicapées sur cinq victimes de violences.

Face à cela, que faire ? Encourager la parole sans la forcer, être à l’écoute et apporter son soutien.

Retrouvez l’article « Je suis une femme, je suis handicapée, je suis une proie facile » en intégralité sur le site des Inrocks

 

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A propos de Muriel Robine

Après 15 années passées dans la production de films cinématographiques à Paris, Muriel met en place plusieurs évènement de sensibilisation au handicap, puis une première « Alter-Fashion Week » en 2013 : un salon de la mode qui penserait à tous les corps. Elle s'engage en parallèle à la présidence de l'association Cover, tandis qu'elle finalise un mémoire de Master 2 portant sur "La mode comme outil d'inclusion des personnes en situation de handicap". C'est de cette riche expérience qu'est né le projet d'un magazine en ligne qui serait une référence incontournable de la mode accessible à tous : coverdressing.com

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